Durant tout l'été, (re)découvrez des classiques du cinéma, en version restaurée pour le grand écran ! À l’occasion de la sortie du documentaire inédit Ennio, deux films emblématiques dont Ennio Morricone, le plus célèbre compositeur de musique de cinéma, a composé la bande originale, sont à l'écran. À travers cette rétrospective, nous rendons aussi un hommage à Jean-Louis Trintignant.
Mardi 26 juillet, programme spécial autour du métier de compositeur de musiques de film :

à 17h redécouvrez CINÉMA PARADISIO, et sa bande originale inoubliable composée par Ennio Morriconne
à 19h, le compositeur de musiques de film Michel Korb vous dévoilera les secrets de son métier, en interprétant au piano ses compositions et les grands succès de son père, Francis Lemarque
à 20h30, avec le documentaire ENNIO, Giuseppe Tornatore rend hommage et justice à ce monstre sacré de la musique, auteur de plus de 500 bandes originales.
ENNIO, mercredi 20 juillet à 18h, samedi 23 juillet à 17h, mardi 26 juillet à 20h30, suivi d'une rencontre autour du métier de compositeur de musique de films avec Michel Korb

Ennio Morricone rêve de devenir médecin, mais son père décide qu’il sera trompettiste, comme Du conservatoire de musique à l’Oscar du meilleur compositeur, découvrez l’itinéraire d’un des plus grands musiciens du 20ème siècle. Italie | 2h36 | Réalisé par Giuseppe (Cinema Paradiso) | 2022.
CINEMA PARADISO, vendredi 22 juillet à 15h, mardi 26 juillet à 17h, projection suivie d'une rencontre avec le compositeur de musique de films Michel Korb

Alfredo vient de mourir. Pour Salvatore, cinéaste en vogue, c’est tout un pan de son passé qui s’écroule. On l’appelait Toto a l’époque. Il partageait son temps libre entre l’office où il était enfant de chœur et la salle de cinéma paroissiale, en particulier la cabine de projection où régnait Alfredo...
Italie | 1h58 | Réalisé par Giuseppe Tornatore, avec Philippe Noiret, Jacques Perrin | 1989 | Dès 9 ans

Lu sur reves-animes.com
« Cinéma Paradiso » est un des films « hommage au cinéma » que tout cinéphile se doit de voir au moins une fois dans sa vie. La sincérité et la justesse de Philippe Noiret, les facéties de Toto enfant, et leur relation d’amitié si singulière, la magnifique musique d’Ennio Morricone, un village de Sicile… Autant de raisons de se (re)plonger dans ce classique du cinéma franco-italien.
Lu sur avoir-alire.com :
L’histoire commence en 1954. Dans les cinémas de l’époque, le spectacle débutait dès l’entrée dans la salle. Lors de ces projections, on y chahutait souvent, flirtait parfois, au son du projecteur à charbon posé au fond de la salle et l’image se frayait un chemin entre quelques épaisses volutes de cigarettes. Ces salles immenses étaient les temples d’une religion contemporaine, les dieux étaient les stars et les films, l’ambroisie des mortels, jeunes et vieux de tous horizons. Cinema Paradiso est l’adaptation parfaite de la citation d’Edgar Morin que l’on retrouve dans son livre Le Cinéma ou l’homme imaginaire paru en 1958 : « Quand les prestiges de l’ombre et du double fusionnent sur un écran blanc dans une salle nocturne, pour le spectateur enfoncé dans son alvéole, monade fermée à tout sauf à l’écran, enveloppé dans le double placenta d’une communauté anonyme de l’obscurité, quand les canaux de l’action sont bouchés, alors s’ouvrent les écluses du mythe, du rêve, de la magie. »
LE GRAND SILENCE, jeudi 28 juillet à 18h, mardi 2 août à 18h, mardi 9 août à 18h
HOMMAGE À JEAN-LOUIS TRINTIGNANT - version restaurée

Dans la province l’Utah, aux États-Unis, le froid extrême de cet hiver 1898 pousse hors-la-loi, bûcherons et paysans affamés à des forêts et à piller les villages. Les chasseurs de prime abusent de cette situation. Le plus cruel se Tigrero. Mais un homme muet, surnommé «Silence», s’oppose bientôt à eux...
Italie | 1h46 | Western réalisé par Sergio Corbucci, avec Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Frank Wolff | 1969 | Interdit aux moins de 12 ans

Lu sur iletaitunefoislecinema.com
"1968, le western européen a explosé depuis le début des années 60 grâce a la « trilogie des dollars » de Sergio Leone. Depuis, de nombreux réalisateurs transalpins se sont engouffrés dans ce genre devenu lucratif et populaire.
Bien sûr l’ensemble des films produits la qualité ne sera pas toujours au rendez-vous, mais derrière l’ombre imposante de Leone, plusieurs réalisateurs sauront tirer leur épingle du jeu. Notamment Sergio Corbucci, qui avec des films comme Django ou Navajo Joe, tous réalisés en 1962, réussira a développer un style et des thématiques propres.
Dès le début du film "Le grand silence", Corbucci nous prend à contre-pied et marque sa différence par rapport aux convenances du genre. On s’attendait à retrouver le soleil écrasant et les décors d’Almeria : Corbucci nous noie dans de vastes étendues enneigées. Silence (Jean-Louis Trintignant) apparaît au milieu de l’écran blanc tel un fantôme surgissant de la brume."
Lu sur rayonvertcinema.org
"Le Grand Silence est un sommet du western italien, noir sur fond blanc. La violence y éclate à froid en recourant à la règle qui la justifie. Plus nihiliste que la trilogie du dollar de Sergio Leone, Sergio Corbucci ne témoigne aussi, et à la différence de ce dernier, d'aucune empathie cinéphile. Le genre mérite la dissection qui s'impose ici si l'on veut en finir avec les mythologies caractéristiques d'un impérialisme US alors honni. Ce monde-là, qui est la fin du western, son stade terminal, aura été un climax de barbarie."