Accéder au contenu principal

LA CINÉMATHÈQUE DE L'ÉTÉ

Durant tout l'été, (re)découvrez des classiques du cinéma, en version restaurée pour le grand écran ! En juillet dans votre cinéma , "La maman et la putain", après des décennies d'invisibilité, est enfin de retour sur les grands écrans. "Chantons sous la pluie", le chef d'oeuvre incontournable, nous éblouit toujours de ses couleurs et de sa virtuosité.


La maman et la putain, de Jean-Eustache (1973) : vendredi 01 juillet à 17h et jeudi 07 juillet à 17h


RESSORTIE INÉDITE EN VERSION RESTAURÉE !

Après 49 ans de rareté sur la diffusion de ce film incontournable du cinéaste Jean-Eustache, découvrez le en version restaurée et sur grand écran.

Alexandre, jeune oisif, vit avec Marie, boutiquière sensiblement plus âgée que lui. Il aime encore Gilberte, étudiante qui refuse la demande en mariage qu’il lui fait en forme d’expiation. Il accoste, alors qu’elle quitte une terrasse, Veronika, interne à Laennec. « Je me laisse facilement aborder, comme vous avez pu le constater (…) Je peux coucher avec n’importe qui, ça n’a pas d’importance. » Marie accepte, quoique difficilement, de partager son homme avec elle.

France | 3h40 | Réalisé par Jean Eustache, avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun | Grand Prix spécial du jury et le Prix de la critique internationale Cannes 1973.

Lu sur Radio France.fr :

Eustache a su saisir un changement de société avec une force de représentation et une puissance narrative extraordinaires. Et que les générations d'aujourd'hui vivent dans leur corps, dans leur chair. Les gens aujourd'hui de 20 ans ont une grille de lecture qui dépasse de loin toutes les autres, celle du genre, de la fluidité du genre, de la non-binarité. C'est très fort chez nos étudiants et le film parle ainsi de manière très contemporaine à n'importe quel public, en particulier au public contemporain.

Lu sur Le Monde :

La Maman et la Putain, ce diamant noir du cinéma français, qui transformait à lui seul les essais cumulés de la Nouvelle Vague, fait un retour sur grand écran en version restaurée, après trente ans d’invisibilité (à quelques rares exceptions près). Une scène coupée a même été réintégrée au montage pour l’occasion – à vrai dire un passage assez anecdotique où les personnages vont au cinéma voir Les Idoles (1968), de Marc’O. Accède ainsi au statut de chef-d’œuvre officiel un film qui a si longtemps nourri le dissensus pour ses proportions hors norme, son inspiration libre, son esprit résolument antimoderne et sa façon de filmer à l’os.

 

Chantons sous la pluie, de Gene Kelly et Stanley Donan (1952) : vendredi 15/07 à 15h et mardi 19/07 à 20h30 (avec quiz musical)

VERSION RESTAURÉE À L’OCCASION DU FESTIVAL CANNES CLASSICS 2022

BLIND TEST MUSICAL SPÉCIAL COMÉDIES MUSICALES : Participez à un quiz sur les comédies musicales et transformez la salle de cinéma en cabaret,  mardi 19 juillet à 20h30


Les films muets laissent place aux films parlants - et le danseur devenu chanteur est lui aussi pris dans cette transition compliquée, tout comme son ami, sa petite amie et sa désagréable co-star.

États-Unis | 1h43 | Comédie musicale réalisée par Stanley Donen et Gene Kelly, avec Gene Kelly, Donald O'Connor, Debbie Reynolds


 

Lu sur Critikat :

Comment parler de Chantons sous la pluie? Comment expliquer rationnellement l’extase enivrante qui s’empare du spectateur lorsqu’il contemple, hypnotisé, pour la première ou pour la centième fois, la beauté et la perfection des numéros, des dialogues et de la mise en scène? Quels termes utiliser pour rendre justice à ce que nous pouvons considérer comme la comédie musicale la plus réussie – et peut-être, osons-le, le plus beau film – de tous les temps? Pari impossible: devant un tel chef d’œuvre, les mots sont presque vains, le choix de certaines scènes au détriment d’autres impossible. Car la magie de Chantons sous la pluie est indicible. Tentons pourtant d’en rendre compte en analysant ce qui fait le lien entre tous les morceaux du puzzle: le son.

(.../...) De l’ingénieux jeu de mots Moses supposes his toses are roses au son des gouttelettes de pluie tombant délicatement sur le parapluie de Gene Kelly, en passant par les crescendos horripilants de la voix de Jean Hagen, Chantons sous la pluie est un régal total, pour les yeux, et surtout, pour les oreilles, musiciennes (ou pas). Let’s sing!"