Bien sûr l’ensemble des films produits la qualité ne sera pas toujours au rendez-vous, mais derrière l’ombre imposante de Leone, plusieurs réalisateurs sauront tirer leur épingle du jeu. Notamment Sergio Corbucci, qui avec des films comme Django ou Navajo Joe, tous réalisés en 1962, réussira a développer un style et des thématiques propres.

Dès le début du film "Le grand silence", Corbucci nous prend à contre-pied et marque sa différence par rapport aux convenances du genre. On s’attendait à retrouver le soleil écrasant et les décors d’Almeria : Corbucci nous noie dans de vastes étendues enneigées. Silence (Jean-Louis Trintignant) apparaît au milieu de l’écran blanc tel un fantôme surgissant de la brume."

 Lu sur rayonvertcinema.org

"Le Grand Silence est un sommet du western italien, noir sur fond blanc. La violence y éclate à froid en recourant à la règle qui la justifie. Plus nihiliste que la trilogie du dollar de Sergio Leone, Sergio Corbucci ne témoigne aussi, et à la différence de ce dernier, d'aucune empathie cinéphile. Le genre mérite la dissection qui s'impose ici si l'on veut en finir avec les mythologies caractéristiques d'un impérialisme US alors honni. Ce monde-là, qui est la fin du western, son stade terminal, aura été un climax de barbarie."